MUSTAPHA BADIE LE CINEASTE DE L’ENCHANTEMENT

Mustapha Badie a été l’un des cinéastes algériens les plus a su brillamment adapter l’œuvre littéraire de Mohamed Dib,
En dépit de sa célébrité, il a toujours été très proche du grand public.ses films mélangeaient faits historiques et fiction. Il crée des mythes et des héros en s’adressant à l’imagination et au sens critique du téléspectateur.
Il a voulu, à chaque séquence, véhiculer les valeurs dominantes en prenant soin d’éviter les stéréotypes. Ses images reflètent nos inquiétudes et nos aspirations.
Mustapha Badie a refusé, durant sa carrière, de réduire le cinéaste qu’il était à un enregistreur neutre, détaché de la réalité. Il force le spectateur à voir les faits à travers son propre regard et à ressentir par l’intermédiaire de sa sensibilité d’artiste.
En aucun cas, il ne le place directement devant les faits, mais toujours devant la représentation de ces faits, soit entièrement reconstitués (cinéma de fiction), soit, au mieux, limités par le cadrage et la choix des angles de prise de vue.
Mustapha Badie, de son vrai nom Arezki Berkouk, est né le 19 janvier donyme Mustapha Badie fut, dit-on dans les poète algérien Moufdi Zakaria. Dés son jeune âge, il était envoûté par le 7e art.
En 1945, à l’âge de 18 ans, il a débuté la radiodiffusion française, à l’ORTF, en tant que coréalisateur. Par la suite, il tentera l’expérience théâtrale sous la direction de Mahieddine Bachtarzi et Mustapha Kateb, dans la troupe de théâtre arabe, avant de s’orienter vers le cinéma.
Il a participé avec brio et talent à l’éclosion d’une certaine nouvelle vague de cinéastes algériens. Il s’illustre par des films comme Nos mères (1963),
Dans chaque production, Mustapha Badie a apporté de l’enchantement et du bonheur. Chafia Boudraâ le qualifie d’artiste colossal. Le petit Omar, héros du feuilleton l’Incendie, l’assimile à un père spirituel qui lui a non seulement appris les rudiments et les ficelles du beaucoup d’égards et de sympathie.
« J’ai passé ma jeunesse auprès de lui. Il m’a appris à faire du cinéma et de la télé. Il m’a beaucoup aidé », témoigne – t – il avec émotion à la presse lors de l’enterrement de Badie, avant de fondre en larmes.
Sid Ali Kouiret pense que « c’est un réalisateur qui provoquait l’émotion ».
A sa mort, tous étaient unanimes à dire : «C’est un monument du cinéma algérien qui s’en va ».
A 74 ans, Mustapha Badie tire sa révérence après avoir lutté pendant longtemps contre une longue maladie
Il nous laisse des films ou l’on trouve des éléments de rêve, de découverte et d’identification avec les personnages.